Architecture et cycle de vie

Du fichier reçu à la restitution : identifier les traitements et les données conservées.

Le CCFN est une brique d’API qui s’insère entre votre application métier et le stockage de conservation. Votre application décide quels documents déposer, avec quels attributs et pendant combien de jours ; le CCFN applique les traitements de dépôt et fournit les fonctions de consultation.

Le parcours du dépôt

flowchart TD
  A["Compte, espace et contrôle d’empreinte"] --> B{"Valider les signatures d’entrée ?"}
  B -->|Oui| C["Validation et politique d’acceptation"]
  B -->|Non| D["Cachet CAdES et validation"]
  C --> D
  D --> E["Horodatage de l’empreinte du cachet"]
  E --> F["Fichier, manifeste et certificat"]
  F --> G["Enregistrement du dépôt et audit"]
  classDef default fill:#EDF4FF,stroke:#2B61B5,color:#172F55

Les appels aux prestataires de preuve sont synchrones. Un dépôt accepté n’est donc pas simplement un fichier placé en attente de traitement. Un 202 lié à l’idempotence signifie qu’une tentative associée à la même clé est encore en cours ; voir Idempotence.

Ce qui identifie le document

IdentifiantRôle
idUUID attribué par le CCFN ; référence à conserver pour les appels suivants
external_idRéférence métier facultative attribuée par votre application
space_idUUID du conteneur de conservation
company_idOrganisation déterminée par le compte authentifié
X-CCFN-IDIdentifiant du composant communiqué dans les réponses

external_id facilite les recherches exactes. Il ne remplace ni l’UUID ni une clé d’idempotence et n’est pas, à lui seul, une contrainte d’unicité des dépôts.

Fichier, métadonnées et preuves

Le stockage de conservation contient le contenu original, un manifeste JSON et un certificat de dépôt PDF. Lorsque l’objet est déposé dans un espace chiffré, ces éléments sont chiffrés au repos avec la clé associée à l’objet. Le manifeste et le certificat décrivent le dépôt initial et ne sont pas réécrits lors d’une prolongation de rétention.

Les artefacts binaires du cachet détaché et de la réponse d’horodatage sont conservés par le dispositif de journalisation de preuves du service. Le manifeste en conserve les empreintes. Le ZIP exposé par l’API comprend le fichier, le manifeste et le certificat ; il n’inclut pas ces deux artefacts binaires. Voir Comprendre les preuves.

Conservation et fin de vie

Pendant la période de rétention, un compte autorisé peut consulter et contrôler le document. L’accès aux fonctions est lié à l’organisation et aux rôles. À l’échéance, le document devient éligible à la purge ; cette purge est un traitement planifié, pas une suppression garantie à la seconde exacte de l’échéance.

La destruction efface le contenu et les données métier de l’objet tout en réservant son UUID. Les événements d’audit ont leur propre cycle de conservation.

Frontière avec votre application

La constitution du dossier métier, l’OCR, la recherche plein texte, les workflows de signature, la sélection de la durée légale de conservation et l’interface utilisateur de votre application relèvent de votre intégration. Le CCFN conserve les octets reçus et les métadonnées transmises ; il ne vérifie pas à lui seul la véracité du contenu d’un document.

À lire ensuite : Cachet, horodatage et certificat, Rétention.


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